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Cap sur l'imaginaire

De gaston ligny le 03/07/2009 (3 visites depuis 7 jours)


Cap sur l’imaginaire

Y’a des jours parfois qu’on n’ est pas soi-même.
Et ça tient à quoi? Et on n’en sait rien.
On tromp’ son angoisse avec sa bohème
En lui faisant croir’ qu’on est baladin.

Et si j’mettais l’cap sur l’imaginaire,
Je crois qu’j’irais loin.

On dit que c’est moch’ d’avoir la névrose,
Paraît qu’on la soigne au bistrot du coin.
Alors les lauriers redeviennent ros’
Alors Benjamin redevient Franklin.

Je rêve souvent de refair’ le monde
Avec mes amis et mes illusions
Et le cabernet venu de Gironde
Pleure alors aux verr’ à notre intention.
Je rêv’ d’être un jour le grand architecte
On m’appellerait le Grand Manitou.
On dirait qu’je suis le gourou d’un’ secte
Personn’ ne verrait qu’je suis d’venu fou.

Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin.

Je compt’rais les heur’ comme un coucou suisse,
Le temps c’est l’affair’ du Grand Manitou.
Faudrait pour cela, faudrait que je puisse
Etre encor’ plus fou, être encor’ plus fou.

Pour marquer le temps de mon millésime,
J’frais sauter les puc’ des ordinateurs
Et à mon méd’cin, j’don’rais dix centimes,
C’est le prix qu’je paie pour un bras d’honneur.

Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin,