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c'est dans six mois

De manu1760 le 28/12/2010 (6 visites depuis 7 jours)

C'est dans six mois....


C'est pas la pluie qui tombe en cascade devant moi
Pas les températures qui chutent, ni le froid
Je n'accuse pas ce sale hiver, ni le climat
Une seule chose me couche à terre, tu n'es plus là

J'ai beau savoir que ca finit toujours comme ca
Que notre espoir un jour s'envole. Le manque de toi
n'est pas encore présent vraiment mais là tu vois
le pire je sais, au fond de moi, c'est dans six mois

La tu es parti en vacances, en voyage
Dans quelques jours tu reviendras, j'attends bien sage
Mais rien ne te ramènera, je le sais bien
La mort emporte tout et surtout ne rend rien

J'aurai plus cette épaule solide pour m'appuyer
Va falloir que je comble le vide, faut essayer
On m'avait pourtant prévenu: c 'est comme ca
Je ne pensais pas que ça arriverait.... ca y est, c'est là

Le pire est au bout de la route dans quelques heures
Quand il n'y aura plus aucun doute, plus de lueur
Je vivrai à ce moment là mes heures sombres
Je respirerai cet effroi, seul sur ta tombe

Le sang glacé qui circulera dans mes veines
le silence gêné qui entourera ma peine
Cette solitude qui très vite s'imposera
Seront les vrais symptômes de la vie après toi

De toutes ces années si douces et surtout sans haine
Passées bien lové sous l'ombre de ton chêne
Ne reste qu'un goût amer au fond de ma bouche
Là je touche le fond, plus rien ne me touche

Paraît qu'avec le temps se referment les plaies
Que la vie reprend, que tout sera oublié
Mais dans mon chagrin je sais qu'aujourd'hui ca va
Le pire est pour demain, au plus tard dans six mois

Je vais pas pleurer, hurler comme les hyènes
Je vais pas tout casser, prier que tu reviennes
Ça ne sert à rien, ca te ramènera pas
J'essaye mais en vain de me relever, tu vois

Je lève les yeux cherchant dans les nuages
Une trace de toi, comme un heureux présage
Faut que je me raisonne, rien n'arrivera
Qu'est ce que je vais pouvoir faire tout seul, sans toi
Les saisons passeront, éternelle chanson
Les couleurs qui chavirent du vert au marron
Pour moi, plus de pastel, que du blanc, de l'amer
Pour moi plus d'arc en ciel, mais l'éternel hiver

Je sais qu'un sale matin, une aube sans tendresse
Je me réveillerai, le corps plein de paresse
Avec ce goût acerbe dans ma bouche pâteuse
Commencera là l'enfer, une vie douloureuse

Je vois bien le tableau, la suite je la devine
Mes cris mes longs sanglots, l'angoisse qui me mine
Demain n'apport'ra pas pour mon âme le repos
Mais pour moi dans six mois, un bien trop lourd fardeau