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Irai-je un jour à Compostelle?

De gaston ligny le 27/07/2009 (4 visites depuis 7 jours)

Avec mon bissac sur l’épaule

Il faisait froid, j’battais la s’melle,
Quand j’ai vu passer des pél’rins.
Ils m’ont dit viens à Compostelle,
L’un de nous connaît le chemin.
Je leur ai dit je m’interroge
Car il faisait un temps de chien.
Je suis allé jusqu’à Limoge
Compostelle était encor’loin.

J’ai mis un cierge à Saint Etienne
Et je suis r’parti le lend’main,
J’ai traversé le pont d’la Vienne
Mais j’n’avais pas l’âm’ d’un pél’rin.
Plutôt qu’d’aller à Compostelle,
Je suis resté en Limousin.
J’ai rencontré un’ Tourangelle,
Elle était bell’ com’ mon destin.

Sur le plateau de Millevaches,
J’ai ouvert le bistrot du coin.
Et com’ je voulais que l’on sache,
J’ai pris comme enseigne au pél’rin.
J’y racont’ l’histoir’de Saint Jacques,
J’en déballe et tout l’Saint Frusquin.
A vrai dir’c’est un peu Saint Jacques,
Le patron du bistrot du coin.

Le dimanch’ de quasimodo,
Moi aussi je sors mes reliqu’
On dit qu’j’ai l’air un peu mystique
On dit qu’j’ai l’air d’un rigolo.
Le soir je chant’, je joue d’la vielle,
C’est ma façon de travailler.
Le soir je chant’, je joue d’la vielle,
Il n’y a pas de sot métier.

En finissant mon clafoutis,
Je pens’ que j’ai eu de la chance.
Chacun peut avoir ses croyances,
Avoir envie de pain béni.
On ne vit plus au moyen-âge
Mais y a toujours des pélerins,
Qui s’arrètent sur leur passage.
Pourquoi pas au bistrot du coin ?

J’ai réussi grâce à Saint Jacques,
C’est ce que dit ma Tourengelle.
Elle dit mêm’qu’un jour à Pâques,
Nous irons jusqu’à Compostelle.
Mais partir, ce n’est pas facile,
Peut-être qu’à la Saint Glinglin.
Mais partir ce n’est pas facile,
Car qui tiendrait l’bistrot du coin ?