-->

La grande ville en fête

De Adeluopi le 29/02/2008 (5 visites depuis 7 jours)

Ô la grande ville en fête ! (Je ne la connais pas).
On remplissait alors les places d’apparats sublimes et la foule soupçonnait de grandes révolutions dans la beauté. Les boulevards se miraient d’or et de joyaux, obliquant à travers l’azur en figures complexes, droites puis se courbant à l’infinie. On dressait les toiles de soie grise, piqués de diamants et de pierreries exotiques : Emeraudes, Rubis et Cristaux abracadabrant. La gaze couleur de nacre vaguait mollement dans l’atmosphère immobile.
Ô la grande ville en fête ! (Je ne la connais pas).
On y joue la comédie mystique : les danseurs aux talents multiples mêlent à l’enjouement de leurs tours les artifices folâtres. Maîtres chanteurs, ils exercent la fascination magnétique sur l’indigence effarée. Non moins intrépides, ils exécutent leurs tours grotesques : habilités scéniques, pitreries d’apparat, mystification cruelle ! Leurs visages ont le mauvais goût du Carnaval, pupilles bleu-brun, iris gonflés et des pavillons de viande saignant aux mâchoires. Jongleurs astucieux, ils manipulent avec soin l’attrait de vos consciences. Aucune comparaison avec les infâmes cabotins et autres moribonds scéniques ! Leurs représentations fantasmagoriques provoquent les mouvements de foules : les voix tonnent, les visages tremblent, les mains vibrent.
Ô la grande ville en fête ! (Je ne la connais pas).


L'auteur :
Adeluopi
Adeluopi

Le poète rit et dit
"La mort est une aube,
A l'orient des hommes"

Me contacter

Du même auteur