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Le fantôme ne pensait qu'à ça

De gaston ligny le 16/07/2009 (2 visites depuis 7 jours)

Le fantôme

J’étais fantôme en Angleterre
Au servic’ de sa Majesté,
J’apparaissais pour la Rein’ Mère
J’terrorisais ses invités.

Un jour au bord de la Tamise,
J’ai rencontré l’démon d’midi.
Nous somm’devenus cul et ch’mise.
Il m’a présenté ses ladies

En suit’j’ai traversé l’Channel.
Les histoir’ d’O se vivent en France
Et honni soit qui mal y pense,
Je ne compt’ plus mes lun’ de miel.

Dans le couvent des Ursulin’
Aux douze coups d’minuit tapant,
Le fantôme de Sainte Amandine
Vient de me prendr’ pour Saint Amand.

Quand j’ai câliné la Marquise,
Elle a cru que nous étions trois :
Le fantôme du Duc de Guise,
Du Marquis d’Sade et moi et moi.

Quand j’ai visité la Comtesse,
Elle était vert’ morte de peur,
Affolée par tant d’pair’ de fess’
Les fess’ des quatre-vingt chasseurs.

Romantiqu’ sous de mon ciel de lit,
J’accueille parfois des pucell’
Le pucelage de la plus belle
Me fut offert à Domrémy.