Lendemain de rupture

De luciano VAL le 21/01/2010 (1 visite depuis 7 jours)


Tout au fond du jardin, il y a la maison
Aux volets bleus ; devant, des plantes à foison ;
L’entrée, le long couloir qui donne sur la chambre
Faiblement éclairée d’un soleil de décembre ;
On découvre le lit , en face d’un miroir,
Quelques bijoux sortis en vrac de leurs tiroirs.
Dans l’armoire entrouverte, les cintres sont vides.
J’erre comme un zombi, abasourdi, livide,
D’une nuit sans sommeil, ruminant ma douleur.
Blotti au fond des draps, je sentais tout à l’heure
L’odeur de tes cheveux, ton parfum de vanille,
Ces effluves d’alcool quand tu te démaquilles.
Dans la salle à manger, près du canapé-lit,
Encore insouciant, s’ébat le bengali.
Près d’un fauteuil, au sol, trainent des magazines.
Sur la table bistrot pour deux, dans la cuisine,
On peut voir dans les plats les restes d’un repas
Interrompu soudain, deux tranches de coppa.
Il règne un lourd silence, après les cris d’hier,
Qui rend assourdissant le bruit de la cuillère
Dans le petit matin, devant le café noir.
Dans la salle de bains, est pendu ton peignoir.
Ta brosse à dents côtoie encore la mienne.
L’aventure à deux c’est de l’histoire ancienne.
Le grand amour n’aura pas duré plus d’un an.
Le destin prend souvent des chemins étonnants.
C’était le vrai bonheur à dix-neuf heures trente,
Le trou noir du malheur à vingt heures quarante.
Il me faudra jeter les souvenirs épars,
Tes cadeaux, nos photos, pour un nouveau départ.
Tout au fond de mon coeur, il reste les blessures
De tes mots si cruels comme autant de morsures.