Alexandro

De Fred le 28/01/2015 (0 visite depuis 7 jours)

Alexandro, l’escargot des routes avance sans doute vers l’Eldorado

Il rêvait d’avoir du cash
Bien mériter chaque mois,
Pas voler comme un lâche
Au près des bourgeois.

Alors, Alexandro
Vie de la cambriole
En revendant des autoradios
Pour se payer de l’alcool.

Hier, avec son pied-de-biche
Et 2 ou 3 cousins,
Ils sont rentrés chez des riches
En passant chez les voisins.

Ils en ont profité
Pour embarquer les bijoux,
Une télé et quelques billets,
Histoire de boire un coup

Dans un bar du centre.
Mais pas le temps de s’attarder,
Il faut qu’ils rentrent
avant la nuit tombée.

Car, ce soir autour de braises,
Ils vont jouer les Bohémiens
Avec du vin, des merguez,
Et des musiciens.

Alexandro, le Gitan
En a marre d’être traité en délinquant
à la tendance alcoolo.

Il rêvait d’avoir des amis,
Qu’il aurait pu voir
En dehors de la famille,
Sans les laisser choir.

Alors, Alexandro
Sa guitare à la main
Descend dans le métro
Comme tous les matins.

Aujourd’hui il montre
À son frangin
Comment piqué les montres,
Sans que le citadin

Ne sent l’arnaque
Du jeune qui fait ses gammes
Dans le mic-mac
Sur le macadam.

Ses autres frères
Les rejoignent en bus
Avec un pack de bière
Au marché aux puces.

Car, ce soir alèse,
Avec du Django Reinhart,
Ils vont compter le pèze
Avant qu’ils partent.

Alexandro, le Romanichel
Et son camping perpétuel
Se déplacent à vau-l'eau.

Il rêvait d’avoir un costard
Ou un blouson de cuir
Du genre loubard,
Qui les fasse tous fuir.

Alors, Alexandro
Réutilise ses fringues,
Plutôt dans le style clodo
Tel ment sa schlingue.

Demain au vide grenier,
Il va négocier un Lévis
Contre un des colliers
Dérobé jadis.

Si l’échange est négatif,
Il n’hésitera pas
À l’aide son canif
À trancher dans le gras.

C’est pas dans sa nature.
Ça dépend des moments,
S’il tombe sur une ordure.
Mais là il se détend.

Car, ce soir sur sa chaise,
Il va jouer des chansons
Au bord de falaise
Avec la mer à l’horizon.

Alexandro, le Tzigane
Attend une manne
Qui viendrait dans haut.

Il rêvait d’avoir cette liberté,
Identique à celle de ses ancêtres
Qui avaient la possibilité
De se sentir les maîtres.

Alors, Alexandro
Atteindra le paradis,
Pas comme Hitler et Sarko
Contrôler par la folie.

Tous les jours la même chose :
Se déplacer encore et encore
Sans connaître la cause,
Où ils ont eu tord.

Ils se font expulser de partout
Dans tous les pays,
Traîner dans la boue
Pour des questions d’économie.

Embarquer sur une galère,
Au milieu d’une société inhumaine,
Qui les préfère sédentaires
attacher à des chaînes.

Ce soir, pas de malaise,
Les nomades crieront leur rage
En jouant les balaise
En hommes du voyage.

Alexandro, Le roms
Boit du rhum
Pour oublier les maux.

Frédéric