la banale

De house le 31/01/2011 (1 visite depuis 7 jours)

La nuit je pars, là ou subsiste encore son écho
Ils m’ont tellement cru mort que je dois l’être un peu
Mais lorsque la révolte cesse de gronder et que meurent les mots
Lobotomisé par sa bouche je vais toujours en son feu
Dans ce tourbillon aux volutes de poison
Je me dilue dans ses bas fonds

Il y’a si longtemps que mes souvenirs me trahissent
Frelaté par la douleur, écartelé par l’envie
Je garde les yeux ouverts mais les coins se plissent
Je sais qu’aussi loin que mes tripes me portent je dévie
Et je cherche à me débarrasser de ce caléidoscope diabolique
Qui taraude mes espoirs et continuellement me pique

Combien de temps faudra t’il pour que tu partes en fumé ?
Pour que mes nuits redeviennent des voyages sans destination ?
Combien de maux encore avant de revoir ce lac gelé ?
Ou je pourrai m’asseoir et regarder à nouveau l’horizon
Sans penser que continuer c’est recommencer encore.

Il y’ a pourtant ces levers de soleil en musique
Ces jours si légers que je repasse mon bac
Ces sourires aux relents oniriques
Ces interstices où je parviens à laisser mes plaies dans le sac
Comme une main froide qui se pose sur mon front en ébullition
Un rire d’enfant vient lézarder le tarmac.

Par delà l’amertume
Par delà ces séquences qui me consument
Demeure cette folie qui me hante
Celle qu’un jour encore je la ressente
Pour qu’enfin inondé de bonheur
Elle vienne encore me disséquer le cœur
Car ici la révolution ce n’est jamais qu’un tour sur soi même
Evoluer pour revenir au point de départ…. et ne plus pouvoir dire je t’aime.

Combien de temps faudra t’il pour que tu partes en fumé ?
Pour que mes nuits redeviennent des voyages sans destination ?
Combien de maux encore avant de revoir ce lac gelé ?
Ou je pourrai m’asseoir et regarder à nouveau l’horizon
Sans penser que continuer c’est recommencer encore.





L'auteur :
house