Tonio,
Tonio est sur le chemin,
Derrière lui, il y a sa maison,
Sa femme en pleure sur le perron,
Son père, fière de voir partir son fils pour la patrie,
Sa mère est restée prés de l’âtre, le visage dans son torchon,
Pour vous,
Pour vous, j’ai chanté,
Pour vous, j’ai dansé,
Pour vous, j’ai écrit,
Pour vous, j’ai osé,
J’ai eu peur au début,
Reine vilaine,
Sur cette terre qui est à l’envers,
Dans mes rêves, je reçois ma reine vilaine,
Elle me dit, prends ce qu’il y a,
Je lui ai demandé qui elle était au juste,
Elle m’a dit,
Par pur hasard,
Par pur hasard, je marchais,
Par pur hasard, je me suis arrêté
Par pur hasard, j’ai sonné,
Par pur hasard, je suis monté,
Par pur hasard, elle m’a fait rentrer,
Dans la vitrine,
J’ai vu dans une vitrine un reflet,
Je me suis arrêté,
Je l’ai regardé,
Je l’ai observé,
J’ai imaginé ce qu’était sa vie,
Un jour prochain, je m'en irai
Un jour prochain, je m’en irai,
Pris soudain d’une lassitude
Du monde et ses vicissitudes,
Et d’un désir de solitude.
Quand la vie n’aura plus d’attraits,
Si tout cela n'était que gribouillage
Si tout cela n’était au fond que gribouillage,
Des esquisses bâclées, de vulgaires brouillons.
On prépare un potage, il n’en sort qu’un bouillon.
On espère un dessin, ce n’est qu’un barbouillage.
Avec de tels écrits, j’ai peur que nous rouillions,
Une femme, un regard
Une femme, un regard,
Nos cœur se sont toucher.
Uni à tous jamais,
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