Effeuillage…

De Estienne d'Elle le 18/01/2009 (4 visites depuis 7 jours)

Lorsque mes lèvres douces et gourmandes
Viennent butiner votre belle amande,
Chatouiller le tendre, le doux capuchon
De vos ourlets ravissants, bien polissons,
Je mettrai bien plus d’entrain et de malice
A déguster votre suave calice,
Si une toison fort irrévérencieuse
Ne venait ternir ma joie luxurieuse.

Aussi, à genoux, je vous en conjure,
Enlevez cette terne couverture,
Mettez à bas ce vilain calfeutrage
Il m’est cruauté, il me décourage.

Offrez à mon festin une intimité
Bien lisse, libre de toute pilosité.
Je saurai tendrement la câliner
Pour votre plaisir et le mien partagés.

Estienne d’Elle Jérusalem 1992