La ronde des poètes
Alphonse Allais
S’en est allé
Nous laissant des
Vers faisandés.
Du violon,
Les chercheurs d'or
On quitte son pays, sa contrée de misère,
Le Minas, le Sertaõn, un futur odieux,
Qui n’a jamais connu croira que j’exagère,
Parfois femme et enfants, des jeunes et des vieux,
Pour gagner, plein d’espoir, une terre étrangère.
J'ai navigué longtemps sur de lourdes pirogues
D’abord, par le hublot, l’immense étendue verte,
A perte d’horizon, avant de nous poser,
Puis cette chaleur moite, la porte à peine ouverte,
Qui vous saute au visage, Ã vous indisposer.
C’était mon premier jour d’années de découvertes.
L'affiche
J’avais beau écrire « je t’aime »,
Elle prenait peu au sérieux
Ce que je disais en poëme.
Je trouvais cela injurieux.
Afin de briser l’anathème,
La mélancolie
la mélancolie
c'est pour ceux qui la portent
un souvenir heureux
cache derrière la porte
La mort
Elle t'a prit, sans même prévenir
Dans l'horreur, et le noir
Tu étais.
On voulais te garder
Mais elle a préféré t'enlever
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