Disparition humanitaire
Allongé prés du banc, je contemplais l’enfant
Sur sa joue, la peinture maquillait son allure
Affamé par ses maîtres de l’amour et du rang
Allongé prés du banc, je contemplais l’enfant
Sur sa joue, la peinture maquillait son allure
Affamé par ses maîtres de l’amour et du rang
La grisaille des nuages émousse le temps qui meurt
Les cheveux grisonnants n’annoncent pas le printemps
Autrefois j’aimais rire dés le soleil levant
Maintenant je savoure la vie sans plus de peur.
C'est vrai que je ne suis pas
Comme toutes les autres filles...
Moi je n'ai pas grandit avec des poupées
Mais avec une balle au pied.
Ma poésie c'est la chanson de mon petit monde
de la jolie brune à leur fenêtre
de la petite enfant Larisse assise à leur porte
de la rue sans vie
dans la pluie des songes