Je regarde les heures
Tourner depuis que tu
Lanças ces mots qui tuent
A coup sûr le bonheur,
Des mots durs, pleins d’aigreur :
« Salaud ! Sors de ma vie ! »,
Un jour, sans préavis ,
Quand tu appris la chose,
Ma nuit d’égarement
En dépit des serments.
Tu en cherches la cause ?
Mais l’amour s’ankylose
Avec les ans, si on
N’y prête attention.
Je n’ai plus goût à vivre.
J’erre le jour, la nuit,
Depuis lors. Je m’ennuie
Même quand je m’enivre.
Je n’ouvre plus un livre.
Dans mes journées qui traînent
Les minutes s’égrènent.
Les soirs de peine lune,
Si tu entends un loup
Hurler, c’est moi, jaloux,
Qui crie mon infortune,
Jugeant inopportunes,
Et quasi adultères,
Tes sorties solitaires.
Et si ce sont des brames
Plaintifs, venant du bois,
C’est moi qui, aux abois,
Plein de remords, te clame,
Du profond de mon âme,
Mon amour éternel
De façon personnelle.
Je n'ai plus goût à vivre
De luciano VAL le 23/01/2010
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