Je rêvais d’un amour, lisse comme un silex,
Qui peuplerait mes nuits avec des pluies d’étoiles
Tombées de la grande ourse en accents circonflexes,
Et qui envahirait mon corps jusqu’à la moelle.
Elle était dans mon lit, toute nue, sans complexe.
Le soleil se levait quand j’ai ouvert mon coeur.
Des oiseaux migrateurs volaient à ma fenêtre.
Elle les a chassés, d’un coup d’accroche-coeur,
Pour qu’urbi et orbi, on voit notre amour naître.
Puis elle m’a suivi, un peu à contre coeur.
J’avais pris un billet pour le septième ciel.
Mais nous sommes restés dans l’ascenseur en panne.
J’ai senti sa peau de latex artificiel,
En posant un baiser au goût de frangipane
Sur ses lèvres gonflées, peintes en arc-en-ciel.
L’horloge avait sonné l’arrivée hors délai
De mes pensées intimes, hallucinatoires.
J’ai voulu recueillir ses larmes qui coulaient
Pour ralentir un peu le cours de notre histoire.
La raison pure, hélas, avait pris le relais.
Mon premier cadavre exquis
De luciano VAL le 04/08/2009
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