Si j’ai assez de temps, je vous ferai trembler,
A gros frissons, à chair de poule, par surprise,
En décrivant la guerre, les obus qui irisent
Dans le bruit et les cris. A l’abri des remblais,
Des poilus mutilés, en sang, qui agonisent
En gémissant tout bas, qu’on évacue d’emblée.
Si j’ai assez d’envie, je vous fais saliver,
A la paix revenue, au retour aux chaumières,
Des soldats aveuglés qui revoient la lumière,
Et un miraculé, tous ses sens ravivés,
Convalescent, soigné par la belle infirmière,
Et un amour qui nait, un futur activé.
Si j’avais du talent, je vous ferais pleurer,
A chaudes larmes, parlant du mariage,
De mairie et d’église, de la nuit, du voyage,
De saut dans l’inconnu pour le couple apeuré,
Du quotidien banal, la vie sans coloriage,
De son infirmité seulement effleurée.
Si j'avais du talent, je vous ferais pleurer
De luciano VAL le 25/07/2009
(6 visites depuis 7 jours)
Du même auteur
- Mais que fait-on pour les poètes? ( luciano VAL)
- Je ne sais pas ce qui m'arrive ( luciano VAL)
- C'est écrit dans le ciel ( luciano VAL)
- Poème sans thème ( ou la panne de l'écrivain) ( luciano VAL)
- J'écris pour ceux qui me ressemblent ( luciano VAL)
- Si mon fils était un Prince ... (fiction) ( luciano VAL)
- Si tout cela n'était que gribouillage ( luciano VAL)
- Les merveilles du monde ( luciano VAL)
- Le chien qui n'aime pas l'été ( luciano VAL)
- Sachons le partager ( luciano VAL)