PAUVRES DIABLES

De Philippe Darnault le 12/09/2016 (1 visite depuis 7 jours)

C'est au pied du taillis
Aux roses épanouies
Que ton coeur s'est posé

Un doux soir de juillet
Dans un écrin douillet
Au chemin des croisées

Pour y mieux s'endormir
Aux souffles de tes soupirs
Et d'un vol de perdrix

Quand la nuit de son voile
Etouffe les derniers cris
Pour faire place aux étoiles.

Sur le sentier fleuri
Des ombres de la nuit
Dansent au vent léger

Sous la lueur douce
D'un clair de lune rousse
Aux nuances orangées

Qui contemplent en silence
Ce beau chiot aux poils dense
Innocente victime

De turpides coeurs glacés
Qui t'on, oh sans estime
Dans un champ délaissé.

Honte à vous pauvres diables
Aux âmes si pitoyables
Qu'au miroir le matin

Vous n'osiez sans tarder
Dans la glace regarder
Vôtre triste destin

Qui se plaît à choisir,
En faisant trop souffrir,
Non le bien mais le mal

Et ignorer toujours
Ce qu'apporte l'animal
De sublime par amour.


Philippe Darnault